RAPHAËLLE PIA

"Arrêt sur image, R. Pia..."

Nouvelle preuve de la persistance de la peinture, toujours en mars: l'exposition de Raphaëlle Pia dans l'église Sainte-Anne d'Arles qui a choisi le thème des roses par besoin de fluidité lumineuse et de couleurs vives (un vrai désir de peintre!). Elle est partie du fait que « rose » est le nom donné en architecture religieuse aux grandes baies arrondies qui éclairent le bâtiment par l'intermédiaire de vitraux. Par pliage et froissement, Raphaëlle Pia a obtenu des lignes qui sont devenues des structures à la façon des réseaux qui arment le vitrail. Il reste de la fleur sa trame géométrique et l'incandescence de son éclat
éphémère. « Quand je peins, dit-elle, il arrive un moment où des éclaboussures, des taches purement aléatoires, me provoquent; flaques semblables à celles où l'on barbote en douce, coins de voile soulevés, clés interdites ». Les froissements et les cassures de la toile se présentent alors comme des prisons où s'agripper, après d'autres tentatives pour dompter et arpenter la toile. « Les plis créent un filet à papillons pour capturer cette minuscule parcelle du monde qu'est la
fleur ».

Jean-Luc Chalumeau, Verso Magazine n° 34, juin 2004,

Bouton 2, 2002, acrylique sur toile, 200 x 200 cm
IIIxIIIIIII WEB-DESIGN & DEVELOPMENT
Array