RAPHAËLLE PIA

L' Enfer, 2011-12, 4 parties de 100 x 300 cm chacune, acrylique sur toile
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Série Forêts, 2010 - 2012, chacune, 146 x 114 cm, acrylique sur toile De D à G, Mitan, Avrils, Loups
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Série Forêts, 2010 - 2012, chacune, 146 x 114 cm, acrylique sur toile De D à G, Loups, En arrière, Serunga1, Serunga3
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Au fond gauche, de D à G, Trouée, Remparts, Serunga 2
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L 'Enfer, 2011, registre bas version1, 100 x 300 cm, acrylique sur toile
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Lumières de Sous-Bois, 28, 1, 4, 3, 2011, encres sur papier
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Rives 4, et Rives 5, 2011, chacune 73 x 278 cm, acrylique sur toile
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Rives1, et Rives 2, 2011, chacune 73 x 278 cm, acrylique sur toile
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Effilochages, 2010-11, 12 tableautins de 38 x 55 cm chacun, acrylique sur toile
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Dans son exposition dans les salles Jean-Hélion, Raphaëlle Pia nous invite à jouer à cache-cache dans de sombres forêts où se révèlent nos peurs, hantées de monstres voraces, de bêtes fantastiques tout juste sorties de bestiaires romans. Parfois une lumière diaphane perce les hautes futaies et invente des formes.
Figuratif ? Abstrait ? Pour Raphaëlle Pia, l’enjeu n’est pas là mais il s’agit de capter l’ultime expression de la lumière, quand il ne reste sur la toile qu’un “effilochage”, comme elle intitule certaines de ses toiles. Aller toujours plus loin pour toucher à l’impossible transparence, traduire le jeu incessant de la lumière qui se fait ondulation quand elle est balayée et disloquée par le vent en Baie de Somme, vibration dans les branches des bois noirs du Forez, où elle chatoie comme de minuscules papillons.
C’est ce travail exigeant, cette quête de la fluidité en allégeant la couche picturale, cette maîtrise exceptionnelle de la couleur pour retrouver le geste essentiel des maîtres zen, qui fait toute la force de la peinture de Raphaëlle Pia.

La Lettre du Maire d’Issoire

 

Raphaëlle Pia

Les déserts de l’Espagne, la terre de Don Quichotte, d’argile et de poussière se sont déposés sur vos toiles. Bel héritage d’inquiétude et de sensibilité. Force inscrite dans le sang qui coule dans vos veines. Chemins parcourus à la recherche des origines jusqu’au lieu où la vie n’est que songe et les songes mêmes ne sont que songes, comme nous dit Calderon de la Barca.
Chemins parcourus en peinture et en pliages, volutes du temps qui passe, recherche de racines et de lumières jetées dans un nouvel ailleurs, lumière AUTRE, ombre et clarté.
Chemins inscrits dans les mythes terrifiants de nos propres démons : ceux qui se perpétuent par delà les forêts. Les troncs des arbres épousent les lumières et les couleurs.
La force et la subtilité, des différentes palettes s’expriment sur leurs écorces et attirent notre regard. Etres mystérieux cachés dans les zones d’ombre, révélés par la lumière, comme des esprits revenant nous hanter, nous effrayer, nous empêcher d’avancer. Ombres du mal qui envahissent les humains. Remparts, peut-être de nos frayeurs et de nos solitudes.
Feux et flammes de l’enfer vécu sur terre et imposé par les dominants.
Ocres et rouges inscrits jusque dans nos sommeil, ogres dévorant les faibles, les doux, les tendres. Evocation de Saturne dans le tableau de Goya.
Retour à la terre qui vous a vu naître : la France.
Esprit de la lumière perçue, peut-être, en marchant, caminando, pas à pas vers ces rives apaisantes où l’on perçoit la calme respiration de la peinture, dans la douceur rendue par les acryliques qui s’étalent harmonieusement sur des tons devenus pastel, et des blancs.
Effilochages roses et bleus et mauves, comme les eaux, comme les ciels, comme les mares, comme le temps qui passe et qui peut - être finit par apporter a sérénité.
Un immense merci pour votre hommage à l’art Roman et à la ville d’Issoire.
Merci d’être là, avec nous.

Maria Lancrenon, adjointe à la culture, discours d'inauguration

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