RAPHAËLLE PIA

KarineJollet, sculptures textiles et Raphaëlle Pia, peintures, Orangerie de la Mothe Saint Héray, 27 avril - 3 juin 2012,
prec  |  suiv
prec  |  suiv
prec  |  suiv
prec  |  suiv
prec  |  suiv
prec  |  suiv
prec  |  suiv
prec  |  suiv
prec  |  suiv
prec  |  suiv
prec  |  suiv
prec  |  suiv
prec  |  suiv
prec  |  suiv
Un grand Merci à Françoise et Alain, à tous ceux qui nous ont si gentiment aidés à l'installation et qui continuent à prendre soin de l'exposition...
prec  |  suiv

Textile à l'oeuvre

Par delà la figuration des corps, animaux, paysages, arbres, fleurs, les oeuvres de Karine Jollet
et de Raphaëlle Pia tissent un dialogue avec d’autres fils.

Leurs pratiques
Les deux artistes travaillent la malléabilité du textile. Karine Jollet modèle des formes à partir de vieux draps qu’elle découpe et coud à la main, couche après couche. Elle obtient le volume grâce à la ouate introduite à l’intérieur. Elle ajoute des dentelles, broderies et perles pour souligner la préciosité naturelle ou symbolique du corps. Le tissu devient alors une analogie de la peau et des multiples tissus organiques.

Raphaëlle Pia expérimente les possibilités de la toile à peindre, sa souplesse, sous forme de plissages et de coutures, et sa fragilité, sous forme de déchirages et de ré assemblages cousus. Aujourd’hui, elle prépare le travail au sol en plissant la toile avant d’y appliquer la couleur. A cette étape, la toile ressemble à l’écorce terrestre ou à un paysage vallonné. Après
séchage, elle tend la toile sur un châssis.

Le tissu
Le tissu est à la base des deux techniques et c’est de par sa nature qu’il revêt une dimension symbolique. Composé de fils de chaîne et de fils de trame, le tissage croise, rassemble et unit ce qui était différencié et disjoint. Pendant l’action créatrice, le tissu se transforme en support d’émotions et de mémoires. Il devient une écorce-peau. Les actions de découper, utiliser des lambeaux et des pièces, recomposer, recoudre les morceaux, découdre les réserves,
déplier la toile, en dévoiler les parties cachées...renforcent l’idée de réunification.
A travers les mains des artistes, le textile devient métaphore de la chair et de la terre, en quête de réconciliation, d’ouverture, de déploiement et de grâce.

L’oeuvre du textile
Raphaëlle Pia se sent choisie par son motif. Elle parcourt un paysage pour le sentir dans tout son corps. Plus tard, à l’atelier, sur d’immenses toiles, elle recrée des terres – socles, qu’elle laissera solidifier, sédimenter. Les couleurs liquides se répandent sur la toile au sol, elle les brosse, les suit ou les guide. La peinture cherche son chemin à travers les plis.
Le séchage débouche sur la magie de la surprise : comment la toile va-t-elle interpréter le motif, que va-t-il surgir? Puis, tendue sur châssis bien à plat à la verticale, la toile déployée se révèle au grand jour. C’est de la même manière que l’artiste peint des fleurs en les capturant dans les plis.
«La nature est une source, un lieu d’émotion sans lequel aucune peinture ne peut se jouer. Fragile équilibre entre abstraction et figuration. »

Karine Jollet découpe des pièces dans des draps anciens, de vieilles chemises, des mouchoirs, des torchons, des nappes... Ce linge est usé, troué, taché, a vécu le quotidien de multiples êtres. Toutes ces mémoires inconnues constituent la base des sculptures. A partir de ces fragments de vie, elle recompose de nouvelles formes, des parties de corps ou des corps entiers. Elle cherche la connexion entre les différentes parties de soi, le physique et le psychique, l’animal et l’humain, le visible et l’invisible.
« La toile, je la laisse blanche, comme si je restais en deçà de la différenciation, les formes et leur sens sont multiples, mais ils ont une source commune : le blanc. Ainsi, j’ai la sensation de créer un monde unifié. »

IIIxIIIIIII WEB-DESIGN & DEVELOPMENT
Array