RAPHAËLLE PIA

L'ensemble des Marées suspendues dans la grande salle du musée.
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Marée 9, 2014, acrylique sur soie, 130 x 130, cm suspendue. Cimaise à gauche, Effilochages12, 2010, acrylique sur toile, 38 x 55 cm. Puis une œuvre contemporaine de Micheline Domancich.
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Marée 9 suspendue. Cimaise à gauche: Effilochages 5, 2010, acrylique sur toile, 38 x 55 cm. A sa droite, œuvre de Francis Tattegrain, XIXème siècle
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Mezzanine consacrée à l'exposition personnelle.
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Portraits de 40 descendants.
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Portraits de Tattegrain dans la salle voisine.
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Entre l’immuable et le fugace, la marée rebat inlassablement les cartes et, comme autrefois Charles Roussel ou Marius Chambon, Raphaëlle Pia chemine aux marges de l’abstraction. D’une baie à l’autre, la matière se dépouille encore pour se réduire à un souffle coloré. Des nuances, une pulsation, une musique qui se modifient sans cesse au gré des caprices du vent que et de nos émotions. On pressent qu’au-delà, tout va se confondre, se réunir et, comme en filigrane, des visages transparaissent et des murmures se glissent entre les notes de Ravel et de Debussy...

Georges Dilly, introduction au catalogue de l'exposition, extrait


...Une route de la soie qui passerait par la maison des marées…

... avec la soie, on découvre la transparence. Regarder ici aujourd’hui ces peintures, c’est bénéficier du double privilège de Janus : face, le devant, le spectacle qu’on nous offre ; pile, le revers, l’autre côté des choses où rien n’est vraiment comme on s’y attend. Explorer les traces du travail dans la transparence, c’est jouer avec Alice de l’autre côté du miroir. Les clartés éclatantes, peintes plus épaisses, deviennent des pénombres grises ; les terres denses premières coulées profitent de la lumière traversante et sont comme illuminées de l’intérieur. En contre-jour, le temps se retourne, c’est la renverse des marées : on ne regarde pas seulement une toile, mais son élaboration, des premiers lavis aux derniers rehauts, comme racontée à l’envers. Une fois les soies accrochées, translucides, c’est soudain l’espace qui se propage. Il y a l’image peinte, mémoire d’un lieu, d’un moment, ailleurs – et tout ce qu’il y a autour, à travers, ici, les murs, les fenêtres, les gens, le murmure aussi qui n’est pas celui des marées mais qui vient à se brouiller avec lui...

Didier Lamare, catalogue de l'exposition, extrait.

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